Hellfest – Jour 1 @ Clisson (France)
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15 Juin 2012 – On était présent, dès 10h, le vendredi sur le nouveau site du Hellfest. Ce site s’est agrandit par rapport aux précédentes éditions et accueille 2 nouvelles scènes pour une tripoter de groupes supplémentaires. On a pu apprécier la décoration époustouflante des différents bars, merchs et autres stands présents sur le site ainsi que les sculptures en acier du carré VIP. Ces décorations font parti de l’originalité et de la marque de fabrique du festival et nous laisse rêveur sur le déroulement du weekend.
Lors de cette première journée, on a pu couvrir le premier groupe, Betraying The Martyrs, et le dernier groupe de la soirée, King Diamond. On a également vu se succéder: Alpha Tiger, Bukowski, Black Bomb A, Lizzy Borden, The Bronx, Unisonic, Brujeria, Gotthard, Gbh, Turbonegro, Lynyrd Skynyrd, Dropkick Murphys et Megadeth.
Betraying The Martyrs, Bukowski et Black Bomb A
Betraying The Martyrs a ouvert les festivités dès 10h30 sur le Main Stage 2 devant un public prêt à tout casser. On a pu assister à nos premiers circle pit, wall of death et autres slams, ce qui promettait pour la suite du festival. S’en ai suivit 2 gros groupes français qui émergent actuellement et qui ont mis le feu aux deux scènes principales: Bukowski et Black Bomb A. Le premier joue dans un style plus Heavy Metal alors que le second dévoile une sonorité plus hardcore.
Lizzy Borden
Le show à l’américaine a ensuite pris le relais via Lizzy Borden pour une petite session de Shock Rock. Le groupe est accompagné de cracheuses de feu et le chanteur, du même nom que le groupe, se métamorphose dans des personnages plus glauques les uns que les autres. La mise en scène est bien structurée et la musique très heavy métal a eu un fort impact sur le public.
The Bronx
Sur le Main Stage 2, The Bronx a fait une prestation moins saugrenue et beaucoup plus violente que le groupe précédent mais avec une puissance vocale très intéressante du chanteur Matt Caughthran. Le punk hardcore assez barge de ces 4 américains a eu un très bon effet sur le public qui avait envahit le mosh.
Unisonic
Notre découverte de la journée est arrivé par Unisonic qui est un tout nouveau groupe mais avec des musiciens légendaires des années 80-90 comme le guitariste Kai Hansen, le chanteur Michael Kiske (tous les deux de ex-Helloween) et le guitariste Mandy Meyer (ex-Gotthard). Le son est très épuré et assez puissant et la voix du chanteur est très juste. Tous les membres se son littéralement éclatés sur scène et ça s’est ressenti dans leur musique.
Brujeria
Pour la première fois on a quitté les deux scènes principales pour s’orienter vers les chapiteaux. Direction la scène Altar pour apprécier le show monumental de Brujeria. Le chapiteau débordais de monde lors de l’arrivé des mexicains sur le stage ce qui a prouvé que notre choix n’était pas si démesuré. Ils ont débutés sur des cris bien perçants et des bruits de mitraillettes et le tout avec un foulard autour de la bouche tel des guérilleros. Un show bien n’importe quoi ponctué par une musique déjanté comme leur titre phare Marijuana. Au vu du show absolument jouissif, on ne regrette pas d’avoir fait ce choix.
Gotthard
Retour sur le Main Stage 1 avec le groupe suisse Gotthard qui nous a présent son nouveau chanteur Nic Maeder. Rien à redire, il était bien présent sur le stage mais sans accaparer la vedette à ses nouveaux camarades de scènes. Le public a été particulièrement satisfait de sa prestation très attendu et de sa tessiture de voix très proche de son prédécesseur Steve Lee. Côté musique, la setlist est très carré et les titres s’enchainent bien avec une bonne puissance de frappe.
Gbh
On est ensuite allé faire un tour du côté du chapiteau Altar pour voir les légendaires Gbh, pionnier du punk hardcore. Après plus de 30 ans de carrières les anglais en ont toujours dans le pantalon et se la donne sévère sur scène. Le show emmené par le chanteur Colin Abrahall était à ne manquer pour aucune raison.
Turbonegro
Retour sur les 2 scènes principales pour une soirée d’exception. C’est Turbonegro qui a servit de première partie des groupes de légendes Lynyrd Skynyrd, Dropkick Murphys, Megadeth et King Diamond. Le groupe norvégien Turbonegro était de retour avec une lin up complètement changée mais toujours avec son rock à scandale à la limite du raciste. Sur scène le pseudo glam prend le dessus avec un maquillage excessif les travestissant excessivement pour au final maximiser leur jeu de scène réussit.
Lynyrd Skynyrd
S’en ai suivit le groupe que j’attendais avec impatience : Lynyrd Skynyrd. Malheureusement tout le monde ne connait pas ces fondateurs du rock sudiste (rock/country) et beaucoup ont dû se demander qui étaient ces gugusses. Mais la reprise de Sweet Home Alabama a été très bien accueillie pour un public surpris. Les musiques Free Bird et Simple Man ont également été un succès. Sur tous les très vieux groupes présents ce sont les seuls qui ne m’ont pas déçu. Même si la formation actuelle n’égale pas celle d’avant 1977, où un accident d’avion a tué 3 des 7 membres, elle a quand même bien dépotée.
Dropkick Murphys
Dans un style totalement différent et surtout beaucoup plus festif, les américains de Dropkick Murphys ont fait raisonner du punk celtique dans toute l’enceinte du Hellfest et ont embrasé la foule. Rien à redire, ça a bien déménagé et ce dès les premières notes de l’intro de The State Of Massachussetts. On aime vraiment ça et on en redemande même si on les avait déjà vus 2 jours plus tôt au Bikini de Toulouse.
Megadeth
Direction une nouvelle fois les Etats-Unis pour le show de la véritable tête d’affiche de ce vendredi : Megadeth. L’un des 4 groupes du Big Four of Thrash (avec Metallica, Anthrax et Slayer) a fait crier ses guitares pour une bonne dose de métal. Le guitariste Chris Broderick était omniprésent sur scène et à fait un peu d’ombre au légendaire chanteur et guitariste Dave Mustaine qui est passé un peu à côté du set. Côté musique, on a eu le droit à des anciens morceaux comme A Tout Le Monde, qui a été repris à tue-tête par un public hystérique, et des nouveaux tel que Never Dead qui a débuté le set.
King Diamond
La journée s’est terminée avec une mise en scène réalisée par King Diamond. Le chanteur, accompagné de ses musiciens, a sorti un décor gigantesque représentant le hall d’un vieux manoir. Pour ajouter un côté théâtrale au show, il a également enfilé un costume satanique et simulé des histoires horrifiques avec ses comédiennes. Mis à par cette mise en scène, King Diamond nous a déçus quand à sa musique et on est resté un peu sur notre fin. Dommage !
Auteur : Antony Chardon
Équipement utilisé: 1D Mark III (Canon), 24/70 f2.8 L USM, 70/200 f2.8 L USM
Pour en savoir plus: Hellfest Open Air, Megadeth, King Diamond, Lynyrd Skynyrd, Dropkick Murphys, Turbonegro, Gotthard, Gbh, Brujeria, Unisonic, The Bronx, Lizzy Borden, Black Bomb A, Bukowski, Alpha Tiger, Betraying The Martyrs