Draw Me a Sheep @ Le Saint des Seins (toulouse)...

18 janvier – Les toulousains de Draw me Sheep ont choisi le Saint des Seins pour organiser la release party de leur album Premier pas. Le groupe s’était entouré ce soir des compatriotes toulousains de SEYLEN et des montpelliérains de Lessen. L’affiche envoyait déjà du lourd, il fallait bien ça pour nous faire sortir un lundi soir de grand froid au Saint, et je peux dire que la soirée fut effectivement de qualité. A 20h30 (à l’heure !) Lessen monte sur scène. Le groupe débarque avec son album A redemptive Decay, sorti en 2014. Pour le dire sobrement, ils vont déchirer. Pendant quelques 40 minutes de set, la batterie d’Audrey va faire vibrer la salle et la voix de Lambert chatouiller nos tympans. Ce dernier va d’ailleurs déployer pas mal d’énergie pour tenter de faire bouger le public encore en cours de chauffe. Les titres aux influences post core vont s’enchainer, I’ll befound, Witness, en plus de profiter d’un super son nos 5 montpelliérains sont techniquement très bien calés. Dans l’ensemble la salle a l’air dedans, le seul moyen de vraiment nous faire sortir du set serait peut être un back drop qui part en sucette … Et c’est dommage que le PC qui avait la lourde tache de projeter au mur leur logo ait décidé d’en faire des siennes car l’effet était plutôt sympa. Mais bon on peut en rigoler puisque ça n’a pas nuit à la qualité de leur performance. Un début de concert qui pose les bases donc, ce soir on est là pour s’en prendre plein les oreilles et c’est pas fini. On passe à SEYLEN pour continuer sur notre lancée. Le groupe composé de Jok au chant, Kami et Martin à la guitare, Macht à la basse et Max à...

Critique d’album : LGGS – Leggings Dec31

Critique d’album : LGGS – Leggings...

Alban Barate c’est cette grosse barbe forcément croisée au détour d’une soirée à Perpignan. Guitariste et chanteur du talentueux band local Agitate Lips aux côtés notamment de Christophe Vialle Moudat alias Zeb, guitariste en parallèle au sein du duo Electic Octopus Orchestra. Fin 2014, il s’est lancé dans un nouveau projet avec Olivier Raynaud, batteur expérimenté. Après une vingtaine de concerts entre le département et le reste de la France, le duo a réuni son public le 12 novembre dernier au El Mediator de Perpignan pour fêter la sortie de leur premier EP LGGS. 6 titres réunis au travers de ce 1er album, comprenant Bang Him révélé en avril dernier via un clip gourmand -loin d’être light- réalisé par la structure locale Le Parking. L’album ouvre les chemins du possible avec le titre Too many ways, un très bon démarrage, l’énergie est au rendez-vous entre les riffs de guitares et les percussions. Le voyage electro/rock se poursuit avec Let It Go composant avec les tonalités old school de nos chères Nintendo. Les cordes saturées mêlées à la batterie qui débutent Walk The Line, semblent rappeler l’intro du bon vieux Blitzkreig Pop des Ramones. La conclusion de cet EP se fait avec Don’t Forget, qui est pourtant la seule piste que je n’ai pas envie de retenir. Note : 7/10 – Amateurs de The Rapture, je vous conseille de prêter vos oreilles à Leggings.  Auteure : Vanessa...

2015, un très bon cru musical – Notre bilan Dec28

2015, un très bon cru musical – Notre bilan...

L’année 2015 est sur le point de se terminer et le temps des bilans est arrivé. Cette dernière aura été une fois de plus exceptionnelle, et c’est bien grâce à vous ! L’équipe de Thorium souhaite avant tout remercier chaleureusement ses lecteurs, de plus en plus nombreux à nous suivre, pour leur appui, leur fidélité sans faille et leur implication grandissante au travers de Facebook, Twitter et Instagram. Avec toujours plus de critiques d’albums, d’entrevues avec les artistes et de couvertures de concerts et de festivals, le visage de notre magazine a beaucoup évolué depuis nos débuts en 2009. Nous ne pouvons également faire le bilan de cette année sans évoquer les tristes évènements qui ont touché l’équipe et les spectateurs du Bataclan en ce 13 novembre. En hommage à ces amoureux de la vie et de la musique, notre passion pour les concerts résistera à ce drame. 2015 fut également particulièrement marquée par l’accroissement de nos partenariats avec les acteurs majeurs de la vie musicale française et québécois, qui nous a permis d’offrir à nos lecteurs toujours plus de concours prestigieux. A ce titre les membres de Thorium tiennent à remercier les principaux partenaires du Magazine (Bleu Citron, Le Bikini, Le Connexion Live, Box Office, SPM Prod, THS, Jerkov Musiques, l’Xtreme Fest, le Garorock, Pause Guitare), les promoteurs de concerts locaux et internationaux (Evenko, Brave Concerts, Greenland, Spectra, Blue Skies Turn Black, I Love Neon, Extensive Enterprise, Produkt, Playground, SJU, Sepulchral Prod, Replica Promotion, Auguri Production, Because Group, Nous production, Noiser Asso, Math Promo, Live Nation, …) sans qui les vies montréalaise et toulousaines ne seraient pas ce qu’elles sont aujourd’hui, infiniment riche et diversifiée. Ainsi que les équipes des grands festivals français et québécois : Hellfest, Garorock, Pause Guitare, Solidays, Les Déferlantes, Xtreme Fest, Rock en Seine, Rockfest et Piknic Ekectronik. De plus, il nous...

The Rodeo Idiot Engine @ Le Saint des Seins (Toulouse)...

19 Décembre 2015 – Rendez-vous au Saint des Seins ce soir pour la dernière date organisée par la THS cette année. Une bonne petite dose de décibels pour bien finir 2015 donc, mais également bien entamer son samedi, enfin s’il vous restait des tympans après ça. Le bar est déjà plutôt rempli quand les locaux de ENOLA débutent leur set. Le post hardcore des cinq garçons a quelque chose d’assez viscéral et leur performance va se révéler intéressante. Devant un public concentré, les premières notes résonnent et c’est une ambiance sombre tout en violence qui se met en place. Les musiciens vont dans l’ensemble bien gérer leur set, les montées en puissance sont très belles et le rythme est au poil. La batterie a d’ailleurs réussi à tenir le coup ce qui, vu le bourrinage qu’elle a subi, m’étonne. Cependant, le manque de variété dans les compositions et la voix du chanteur Thomas se perdant au milieu du reste de l’instru par moments, m’empêchent de rentrer totalement dans le concert et je reste un peu sur ma faim. Le groupe assure néanmoins pendant une quarantaine de minutes et la salle a l’air de plus en plus emportée, pari tenu donc. L’EP des garçons The light fröm below est disponible sur leur bandcamp et je vous invite à y faire un tour. Petite transition en attendant les basques de The rodeo idiot engine, pendant que les fumeurs sortis sur la terrasse ont le plaisir de se faire importuner par un accordéoniste sur monocycle (et je pense qu’il en aura marqué beaucoup celui-là), les lumières et fumigènes du groupe sont installés sur scène. Car oui TRIE c’est toute une ambiance. Egalement cinq sur scène, le groupe est venu nous présenter MALAISE, son dernier album sorti en novembre,...

Critique d’album : Flown – Make-Believe Dec21

Critique d’album : Flown – Make-Believe...

C’est après trois ans d’absence que le groupe Flown, nous revient avec un troisième album intitulé Make-believe. Un titre lourd de sens puisque il signifie « Illusion »… On préférera cependant la mauvaise traduction franchouillarde : « Faire croire ». Car les intentions de cet album ne se résument qu’à ça. Mais débutons avec la pochette de cette galette. Nous sommes en effet accueillis par un « Gluon » en position de lotus, tout droit sorti d’un épisode de South Park. Le tout est façonné dans une 3D approximative, c’est moche. Une contre façon qui singe les œuvres psychédéliques d’Alex Grey que l’on peut retrouver sur les pochettes de groupes tels que Nirvana (In Utero), ou même Tool (10 000 Days). Ce n’est pas non plus le livret qui va relever la chose car il ne contient que quatre pages dont les représentations picturales sont… absolument vides d’intérêt. Le pire reste une absence TOTALE de lyrics. Dommage pour ceux qui, comme moi, souhaitent connaître les histoires contées par le groupe. Une fois le disque lancé, la première piste, Out of my Soul, débute par… des chuchotements. C’est drôle, chers musiciens, merci. En outre, Out of my Soul fait partie des rares morceaux dignes d’intérêt avec… les deux derniers, Face Off et Child in the Box part III. Pourquoi ? Parce que le groupe s’essaye à développer leurs compositions et la voix se permet enfin de se moduler et de donner du volume au chant. On se surprend même à découvrir une approche progressive sur le dernier titre. Tout le reste est donc affreusement plat et quelconque. Ce n’est pas forcément mauvais mais c’est très vite oublié une fois l’é…, les nombreuses écoutes effectuées. L’intérêt dégringole au fil des pistes où le groupe perd de son caractère au profit d’une soupe insipide et niaise. Le summum...

Tremplin Le Roi de la Zik! : ouverture des inscriptions pour l’édition 2016 Dec20

Tremplin Le Roi de la Zik! : ouverture des inscriptions pour l’édition 2016...

Le tremplin Le Roi de la Zik! fait son grand retour après une seconde édition marquée par la victoire du septuor toulousain The Panda. Le but de ce tremplin pour les organisateurs est “de voir évoluer sur scène des groupes émergeants, des groupes qui ont envie de se professionnaliser, d’évoluer dans leur carrière artistique”. Pour se faire le tremplin offre au gagnant un maximum d’outils lui permettant de se vendre auprès des professionnels du monde de la musique grâce, entre autre, à l’enregistrement et l’édition d’un album. Les inscriptions pour participer à l’édition 2016 débutent le 21 décembre et dureront un peu plus d’un mois. Si vous pensez avoir le talent pour succéder aux groupes So Groovy et The Panda, alors rendez-vous avant le 29 Janvier sur le site du tremplin pour déposer votre candidature. Thorium Magazine est partenaire de la 3ème édition du Le Roi de la Zik! et fera parti de la commission d’écoute qui sélectionnera les groupes qui passeront sur la scène du Saint des Seins. Retrouvez toutes les informations directement sur le site du Le Roi de la Zik!. Auteur : Antony...

En entrevue: Kim & Fix (Lifelover, Kall, Hypothermia) Dec19

En entrevue: Kim & Fix (Lifelover, Kall, Hypothermia)...

Dans le cadre de ses nombreuses collaborations, Thorium Mag vous emmène en voyage aux 4 coins du monde, dans les langues de Shakespeare ou de Molière. Aujourd’hui retour sur la dernière prestation de Lifelover et regard sur le futur de Kall et Hypothermia. It is interesting to find that sometimes people don’t realize they are witnessing an extraordinary performance while it is going on right in front of them. There is no time for thinking when you are mesmerized by what is going on the stage. For its fifth edition, Messe des Morts festival has offered its adepts to one of these extraordinary performances. I am talking about the last anniversary tour of Lifelover. Focusing on the end of such a great band would have been too harsh, therefore Sepulchral Productions has decided to show what has arisen from the ashes of Lifelover. It was obviously the best situation for Thorium to have a discussion with Kim (Lifelover, Hypothermia, Kall) and Fix (Lifelover, Kall) about all these fascinating projects.   Thorium – I had been speaking with Martin from Sepulchral Productions and he had informed me that a long time ago he had wanted to bring Lifelover to Canada. Kim – We were on tour about 5 years ago or so. I did a tour with my other band Hypothermia and one of Martin’s signed bands on Sepulchral, Sombre Forêts. We did a gig with them in Germany and I met Martin there. We agreed on the 10 year anniversary, which was two years ago, that in two years from now we would come and do a show together. So now that finally happened and it was nice.   T – How did you feel about the show today? Kim – We’re satisfied. I...

The Acacia Strain @ Foufounes Electriques (Montreal)...

9 décembre 2015 – C’est aux Foufounes électriques, mercredi le 9 décembre, que The acacia strain a fait leur retour en force avec Red skies, Fit for an autopsy et Counterparts. Malheureusement pour certains Hardcore kids de Montréal, Kublai Khan n’a pu être présent à Montréal pour faire le spectacle ayant eu certaines difficultés à passer les douanes. Les membres du band du Texas ont écrit sur leur page Facebook : “Hello all, We are very sorry we will not be making the Canadian dates for the Tune Low Die Slow tour. We had some border issues happen that are out of our control. We will be back up there in the near future; again very sorry.” C’est le groupe local Red skies qui a commencé la soirée en beauté. Ce petit band hardcore de Montréal a su rendre la foule heureuse et a su partir le fameux moshpit de tout bon spectacle hardcore. Malgré le fait que peu de gens étaient arrivés aux foufounes électriques, les membres du band ont su profiter de leur moment de gloire et la foule semblait bien les apprécier. Venait ensuite le groupe deathcore du New Jersey Fit for an autopsy. Les membres du groupe avaient une belle présence sur scène et laissaient place à la foule, que ce soit pour aller crier dans le micro du chanteur ou bien faire des stage dives. La foule étant déjà très réchauffée, a su apprécier ce court 30 minutes de deathcore/hardcore. Counterparts, ce band qui était tant attendu par plusieurs personnes présentes aux “foufs”, a su nous démontrer à quel point ils étaient heureux d’être à Montréal et comment ils apprécient le fait que les fans soient toujours aussi présents et actifs lors de leurs passages. Ils n’ont pas déçu...

Black Pistol Fire @ Ritz PDB (Montreal)...

6 Decembre 2015 -C’est dans l’ambiance intime du Ritz PDB, anciennement Il Motore, que No Aloha part la soirée devant une foule encore timide. Les quatre montréalais qu’on peut souvent voir à l’Esco ou encore à la Casa del Popolo ont un charme évoquant vaguement Weezer: quatre gars relaxes qui ont l’habitude de rocker dans un garage. Impossible de résister à leur énergie infectieuse et à leurs rythmes pop/surf rock – tous finissent devant la scène à mesure que la salle se remplit. Leur EP No Problemo, sorti en août dernier, est à écouter pour tous ceux qui se sentent en manque de vitamine D en ce beau temps de l’année – c’est comme une petite dose de soleil instantanée! Suit le headline de la soirée, Black Pistol Fire, un duo d’origine torontoise ayant élu résidence à Austin, TX, qui consiste de deux amis de longue date, Kevin McKeown au chant et à la guitare et d’Eric Owen à la batterie. Le duo met le feu aux planches du Ritz dès son arrivée sur scène. On a affaire à de la pure énergie rock ‘n roll avec ces deux déchainés, qui maitrisent parfaitement leurs instruments et prennent littéralement toute la place. Pas facile de comprendre comment McKeown ne manque pas une seule note en sautant partout sur scène (et lorsque pertinent, sur le drumkit), tandis qu’Owen martèle une quantité incroyable de fills dont Keith Moon serait fier. Leur talent ressort remarquablement dans des pièces comme Jezebel Stomp, ou encore Where you been, durant laquelle le duo part dans un jam incroyable qui aurait pu durer une heure de plus sans qu’on proteste. Quoi de mieux pour clore la soirée que deux covers géniaux en rappel, le classique Louie Louie et Ohio de Neil Young,...

Jeanne Added @ Le Connexion Live (Toulouse)...

11 Décembre 2015 – C’était dans un Connexion Live à guichet fermé que nous sommes arrivés vers 20h pour la quatrième édition du festival « FUCK LES MAYAS… On est encore là » organisé par Jerkov Musique. Il aura fallu littéralement jouer des coudes afin de pénétrer suffisamment la masse pour approcher la scène convenablement. Et ce fut après 45 min d’attente, dans une position plus qu’inconfortable, que le concert commença enfin avec Norma en première partie. Toute de blanc vêtue et le spotlight braqué sur elle, Norma entonna son premier titre uniquement accompagnée de sa guitare électrique. Un début de set tout en douceur qui ne s’est  vu perturber que par le reste du groupe qui apparaissait miraculeusement derrière le clavier et la batterie. Les trente minutes qui leur ont été allouées, se sont s’égrainées au rythme de leurs compositions fortement teintées d’une ambiance évaporée du Sud des États-Unis. Ces morceaux mélangent aussi bien des riffs de Country et des sonorités héritées du Gospel. Le tout est appuyé fréquemment par un synthétiseur transmuté soit en orgue, soit en basse. On regrettera fortement l’absence d’une véritable basse, car le son facsimilé était frustrant et sale surtout sur des titres comme In the Volvo où ces fréquences basses sont mises en avant. Un son sale justement comme l’amplification, et je pense surtout aux arrangements guitare, qui faisait friser les tympans par moment, et qui surtout gâchait le chant de Norma. Jamais nous n’avons pu en profiter réellement de sa voix qui paraissait maitrisée et agréable. C’est dommage. Vous pouvez découvrir Norma en suivant ce lien, le morceau In the Volvo  est écoutable et un futur EP est prévu pour 2016. 50 minutes plus tard, « problème technique » oblige, Jeanne Added montait enfin sur scène dans une ambiance étouffante...

Gutter Demons @ Petit Campus (Montreal)...

4 Decembre 2015 – Les fans de psychobilly à saveur montréalaise sont servis ce soir au Petit Campus: Gutter Demons lance un premier album depuis sept ans, Unfinished Business. C’est un véritable mur de son qui part le show: The Von Rebels, un quator montréalais de speed rock avec bien de l’attitude, assure une solide première partie. Le frontman Chris Von Danger est peut-être plus connu des fans de bluegrass et rockabilly pour son second projet musical, the Heroin Hayride. Une fois la foule bien réchauffée, Gutter Demons débarque pour brasser avec plusieurs pièces de leur plus récent album Unfinished Business ainsi qu’avec des classiques comme House in the cemetary, Til the end et Guilty, au grand plaisir de l’assistance. “J’espère qu’il n’y en a pas trop qui manquent leur party de bureau!”, lance le chanteur et guitariste Johnny Toxic entre deux chansons. Flipper à la contrebasse et Erwan à la batterie complètent le trio avec Toxic, qui n’a pas besoin d’en dire beaucoup pour plaire à son public: sa belle Gretsch Electromatic noir mat se charge de cracher le son lourd à travers un gros Fender Deville. Il faut avouer qu’un bon band sonne encore mieux à travers un bon système de son comme celui du Petit Campus. Malgré une longue absence de la scène musicale, Gutter Demons a su montrer à tous ceux présents qu’il fait toujours partie du top des groupes de psychobilly à Montréal! Auteure & Photographe: Sophia...

Borgore @ New City Gas (Montréal)...

5 Decembre 2015 – Moins d’un an plus tôt, on le voyait sur la scène de la SAT accompagné de danseuses, strip pole en prime. Samedi dernier, c’était plutôt au New City Gas que Borgore a performé. Le show, complètement sold out, accueillait en première partie Dr Ozi, présentant un dubstep un peu trash, ainsi que Styles&Complete, avec un son plus EDM et trap. C’est seulement à l’arrivée de Borgore sur scène qu’on peut comprendre ce que dubstep trash est réellement. La totalité de son set était ponctué de drops, parfois même assez violents, et une multitude de mosh pit. On a même eu droit à un concours de twerk, où une brochette d’une vingtaine de filles dansaient sur scène (ou plutôt une seule twerkait pour vrai et les autres prenaient des selfies…on enchaîne svp!). Une soirée parfaite à mon goût, où le talent de Borgore était à revendre et qui s’est terminé avec rien de mieux que Decisions. Because we all know that bitches love cake. Auteur: Laurie Goudreau Credit photo: Pour en savoir plus: Borgore, Styles&Complete, Dr...

Scorpions + Europe @ Zénith de Toulouse

04 Décembre 2015 – Rendez-vous au Zénith de Toulouse pour le dernier concert hard-rock de cette année 2015 dans la Ville Rose. Après Nightwish le 26 novembre, se sont les légendaires Scorpions qui sont attendus de pied ferme par une foule de spectateurs pour leur (énième) tournée d’adieu. Les allemands écument les salles de spectacle depuis plusieurs mois avec une première partie de choix, le groupe Europe. Plus de 9000 personnes seront présentes, les plus motivés se sont postés devant les portes dès 17h30. L’accès à la salle se fera à partir de 18h30 et l’attente sera longue avant que les suédois d’Europe ouvrent enfin les hostilités. Créé en 79, le groupe de hard rock FM a marqué les années 80 avec l’album The Final Countdown. Après une longue période de pause (près de 10 ans), le groupe s’est reformé en 2002 prenant ainsi  un nouveau départ. C’est avec une musique désormais plus heavy qu’Europe se réinvente et revient cette année avec un dixième opus de qualité: War Of Kings. La pochette de cet album habille la scène et c’est au son du titre éponyme que démarre le set. Joey Tempest arrive en trombe, accompagné et John Norum (guitare), Mic Michaeli (clavier), John Léven (basse) et Ian Haugland (batterie). Le second morceau, Hole in my pocket m’a semblé un peu fade mais les incontournables Superstitious ou Ready or Not passent comme une lettre à la poste. Ces bons vieux tubes font toujours leur effet. Le chanteur n’est pas au maximum de ses capacités vocales, il est néanmoins plein d’énergie, il pose et court dans tous les sens, le jeu de scène, il maîtrise! Un peu de douceur avec la célèbre balade Carrie avant la punchy et efficace Rock the Night. Europe clôture bien évidemment le set avec The Final Countdown, le public s’anime dès les premiers accords et entonnera ce refrain populaire avec un enthousiasme certain. Les 45 minutes ont très vite défilées, je regrette un peu l’absence de titres tels que Prisoners in Paradise ou On Broken Wings, il faut se faire une raison, ce n’était “que” la première partie…   Les lumières se rallument, un immense drapeau Scorpions s’abaisse afin de dissimuler la scène. Le Zénith est bondé, les spectateurs, toutes générations confondues, s’entassent un peu plus dans la fosse. Les allemands ont fait débat avec cette tournée dite d’adieu, moi, je suis bien contente que la précédente n’ait pas été la dernière. Il y’a 4 ans, en ce même lieu, Scorpions nous livrait une excellente prestation alors que beaucoup avaient descendu en flèche leur passage au Hellfest. Cette année, ils rectifiaient le tir sur la Main Stage avec un concert plutôt très satisfaisant qui faisait suite au sublime feu d’artifice, un moment inoubliable. La pénombre s’installe, la tension est palpable et tous les yeux sont rivés sur le drapeau géant. Les clameurs s’élèvent et le rideau tombe dévoilant ainsi les membres de Scorpions qui débarquent sur Going out with a Bang, extrait du dernier album Return to Forever. La très bonne surprise de la soirée est la voix de Klaus Meine, lui qui avait connu une grosse baisse de régime nous projète un chant incroyablement juste, joie! A ses côtés, Rudolf Schenker est en pleine forme, parcourant la scène avec sa guitare, le sourire aux lèvres, il arrive encore à faire quelques petits sauts malgré ses 67 ans. Le discret Matthias Jab nous balance ses soli avec une maîtrise impeccable, de l’autre côté, Pawel Maciwoda assure timidement son rôle à la basse, James Kottak quant à lui, en fait des tonnes. En effet, le batteur n’hésite pas à grimper sur la grosse caisse pour exhiber ses tatouages et faire crier la foule, quel showman! Concernant le décor, c’est grandiose: écrans géants, avancée, batterie suspendue… ils ne font pas les choses à moitié. Scorpions joue ses titres phares comme The Zoo, Coast to Coast, Wind of Change ou encore Dynamite, c’est toujours un vrai bonheur d’entendre ces morceaux. Klaus fait quelques brèves interventions (sans doute pour économiser sa voix) évoquant bien évidement...

GiedRé @ Le Rex (Toulouse)

29 Novembre 2015 – Dans moins d’un mois nous serons tous au pied de notre sapin pour offrir et ouvrir nos présents mais ce soir Le Rex prend de l’avance, en offrant au public toulousain un beau cadeau de fin d’année : une soirée joyeuse et festive avec le concert de GiedRé. Cette magnifique salle a fait soldout pour la venue de la jolie trentenaire. Sur les coup de 20h30 deux artistes arrivent sur scène pour une première partie. C’est Gorly, composé d’Anastasia au chant et Antoine à la guitare. L’un est humoriste et comédien et l’autre est productrice. Réunis ils ont décidé de revêtir leurs nouveaux costumes : celui de musicien et chanteuse. Effectivement c’est un dépucelage pour eux et quoi de mieux pour une première fois que d’être invité par leur amie GiedRé. Antoine, habitué de la scène mais pas forcement derrière une guitare, rythme ce début de soirée a coup d’accords plaqués sur sa Gibson pour accompagner les textes sucrés et amusant d’Anastasia. Pour elle, c’est réellement la toute première fois, et on ressent sa timidité et son inexpérience derrière le micro. Mais sa bonne humeur et sa jolie voix, même avec quelques petites imperfections sûrement dûes au trac, font oublier la pression de ce baptême pour elle. Ensemble ils nous offrent un univers rafraîchissant, pétillant et drôle. Ils finiront leur set avec une cover de Julien Doré qu’ils dédicacent à leur hôte du soir, GiedRé, qui danse derrière le rideau avant de prendre place sur les planches à son tour. La jolie poétesse trashy, arrive devant son public vêtue d’une robe blanche à fleurs un peu kitsch et d’escarpins rouges. Malgré ses vêtements de petite fille sage et son visage d’ange, elle attaque directement les hostilités, avec le morceau Et toc ! Et dès ce premier morceau...

En entrevue: Nordet (Brume d’Automne) Dec13

En entrevue: Nordet (Brume d’Automne)...

La Messe des Morts est souvent l’occasion pour le public nord américain de voir de grosses pointures européennes qui ont peu ou pas l’occasion de se rendre de ce côté de l’Atlantique. Mais Sepulchral Productions, le label qui se cache derrière l’organisation du festival, met toujours un point d’honneur à valoriser la scène québécoise. Le Black Metal est un genre qui sait se faire discret, qui aime à rester dans l’ombre. Et c’est ainsi qu’en 2003, au sein d’une scène en totale mutation et encore marquée par des formations comme Frozen Shadows, que le Metal Noir Québécois vient au monde. Si l’appellation presque labellisée ne sera officielle que plus tard, c’est Brume d’Automne qui sort de l’ombre et vient entrainer dans son sillon une scène en passe de devenir une exception. C’est le début d’un voyage au cœur de l’histoire fière des québécois avec ce son si froid, car ici leur pays, c’est l’Hiver… Thorium – Brume d’Automne revient sur scène après 12 ans d’absence. C’est clairement un moment très attendu du public, quel est ton état d’esprit pour la rencontre à venir ? Nordet – Je suis un peu stressé c’est sûr ! Les gens ici on les côtois. A tous les shows où je vais il y a des gens qui me reconnaissent, qui reconnaissent le groupe, viennent me serrer la main et me posent des questions « quand est-ce que tu vas faire un show ?». Pis je leur dis qu’à un moment donné dans un petit rêve lointain et qui existe plus ou moins ça viendra… Maintenant que le moment se présente c’est sûr que je suis enthousiaste au plus haut point ! T – Une prestation particulière est elle à prévoir pour ce soir ? N – Pas vraiment, non. On va se présenter et...

Beyond Creation @ Foufounes Électriques (Montreal)...

4 Décembre 2015 – C’est en grand nombre que les amateurs montréalais envahissent les Foufounes Électriques afin d’aller voir Cenograph, Vengeful, Brought By Pain  et Beyond Creation, quatre excellents groupes locaux. C’est donc devant une foule assez nombreuse que la formation Cenographe entame leur prestation musicale aux racines progressives. Ayant amorcé leur courte prestation avec un peu de retard, on retrouve beaucoup plus d’amateurs que d’habitude pour le premier groupe de la soirée. Ces derniers se tiennent loin de la scène et sont hypnotisés par leur musique. On remarque les influences des groupes progressifs des années 70s et leur musique s’apparente légèrement à celle d’Opeth. Même si la formation est statique, leur musique instrumentale captive la foule au point de les faire déplacer plus près de la scène et de faire hocher la tête à de nombreux amateurs. Un saxophoniste viendra même rejoindre la formation vers la fin de leur prestation. Le groupe termine leur courte prestation de 30 minutes avec une musique beaucoup plus lourde qui sera la seule contenant des paroles. Quelle belle manière d’entamer cette soirée et quelle belle surprise pour les amateurs qui se sont déplacés pour les voir. Après un court délai, c’est au tour de la formation Vengeful de nous offrir leur musique death metal agressive. Avec le retard accumulé, c’est principalement eux qui doivent condenser leur prestation afin de récupérer le temps perdu, mais cela ne semble pas affecter les amateurs qui sont trop préoccupés à thrasher sur leur musique. La formation a profité de l’occasion pour jouer un extrait de cinq minutes de l’une de leur nouvelle composition, au grand plaisir de la foule. Les musiciens sont dynamiques et le chanteur Étienne Bayard interagit régulièrement avec la foule à chaque moment qui se présente à lui. Il...

En entrevue: Outre-Tombe (Akitsa) Dec09

En entrevue: Outre-Tombe (Akitsa)...

« Ma mémoire n’est qu’une succession d’images disparates sans trame de fond. Mon passé ne m’appartient plus. Il est celui d’un autre. Qui n’existe plus. Ou qui n’a jamais existé. Qu’importe… » (Extrait de Les Flots de l’Enfer) Rencontrer l’Ame Noire d’Akitsa, c’est faire une plongée dans un monde désabusé et dénué de sens. Parler avec Outre-Tombe c’est montrer du doigt les idoles du passé devenues les pantins d’une société qui s’en va, comme ils le disent si bien, Vers la Mort. A l’occasion du plus grand rassemblement Black Metal en Amérique du Nord, nous sommes donc allés faire le point sur le retour sur scène d’un spectre qui hante la scène québécoise depuis quinze ans déjà. Thorium – Salutations Outre-Tombe, Quelques quinze hivers se sont écoulés depuis les débuts d’Akitsa. Comment le groupe s’est-il construit? Quel état d’esprit mène à la création de cette haine froide qui a été le leitmotiv du groupe depuis ses débuts? Outre-Tombe – Nous ne pouvons pas parler de construction en ce qui concerne l’avènement du groupe. Le terme serait très mal choisi pour expliquer ce qui a provoqué la naissance d’Akitsa. Cette naissance turbulente fut spontanée et instinctive. Notre premier démo témoigne de ce moment. Il dégage une atmosphère crue, déroutante et mystique. L’idée d’enregistrer du Black Metal mijotait préalablement dans nos esprits comme nous étions imprégnés par son aura maléfique depuis quelques années déjà. Il n’en demeure pas moins que l’enregistrement de ce démo fut une éruption chaotique d’idées hérétiques et de mélodies sulfuriques. À propos de notre état d’esprit de l’époque, celui qui a mené à la création d’Akitsa, nous étions totalement désillusionnés de la scène locale et de ses acteurs. Nous avions une vision différente et plus intense des souterrains cahoteux de la musique extrême. Mise...

Ghost @ Le Bikini (Toulouse)

01 Décembre 2015 –  Nous entamons le dernier mois de 2015, une année marquée par un grand nombre de très bons concerts. Ce soir, ce sont les suédois de Ghost qui vont se produire sur la scène de notre beau Bikini. Ce que nous allons vivre, nous ne sommes pas prêt de l’oublier… Il est un peu plus de 19h lorsque j’arrive aux abords de la salle, la file d’attente est déjà formée et n’aura de cesse de s’agrandir jusqu’à l’ouverture des portes. 20h30, le Bikini, qui se remplit progressivement, est plongé dans le noir et la soirée s’amorce en douceur avec Dead Soul. Le groupe vient nous présenter quelques titres de son nouvel album The Sheltering Sky,  produit par Century Media et Razzia Notes Records (Anders Fridén). Lorsque j’ai écouté leur musique, mélangeant dark électro, doom rock et blues, j’avais bien accroché, je suis donc curieuse de découvrir ça en live. Le chanteur Anders Landelius, apparait alors en parfait dandy: costard, chapeau et lunettes noires. Il est accompagné de deux musiciens, dont son complice Niels Nielsen (et manager de Ghost), tous deux équipés d’une guitare, d’un micro et d’un clavier. Le trio va nous jouer des morceaux tels que The Fool et son refrain lancinant, la planante Lost my will ou encore Burn forever. Des titres qui font penser à un mix de sonorités rappelant Depeche Mode, NINE, ou bien Type O teintés par des accords et une voix ultra bluesy. Malgré tout, je ne rentre pas dans le show, les guitares (trop) saturées ne se démarquent pas des samples projetés à fond les ballons. Il m’a clairement manqué la présence de musiciens pour assurer la partie rythmique, quel dommage de ne pas retrouver la qualité de leur Live in Studio Underjord… Les 30 minutes semblent...

Kitty, Daisy & Lewis @ Le Bikini (Toulouse)...

26 novembre 2015 – Le public toulousain s’est rendu au Bikini pour applaudir Kitty, Daisy & Lewis venus présenter leur dernier album The Third -un petit bijou rock aux accents blues et agréablement rétro- et sa première partie : le trio local d’origine tarnaise The Strings. A 20h30, The Strings, composé des frères Marcos, Martin à la guitare et Guilhem à la basse (tous les deux gauchers, le talent vient peut-être de là) arrivent sur scène. Ils sont soutenus par le rythme énergique de Maël à la batterie pour nous offrir un set de grande classe. Seul bémol pour ces trois jeunes talents : la lumière n’a pas été à la hauteur de leur prestation musicale, la dure règle des premières parties. Un jeune groupe qui monte à vitesse grand V, comme en témoigne leur dernier enregistrement dans un studio de la région toulousaine avec Ken Scott, ingénieur du son pour les Beatles. Deux titres en vue d’un mix que ce dernier fera en Angleterre pour une masterclass dans son université. Nul doute que nous les reverrons très bientôt sur la scène toulousaine et en studio très prochainement pour leur premier album. A suivre… A 21h30, les anglais Kitty, Daisy & Lewis, très attendus du public, se placent sur la scène du Bikini. Kitsch et colorée, bière à la main, la fratrie est accompagnée de Maman à la contrebasse et de Papa au tambourin. Au fil des morceaux, chaque membre multi-instrumentiste (batterie, guitare, …) passe derrière le micro à tour de rôle. Le trio au talent certain s’adapte parfaitement aux instruments mais aussi à des styles musicaux très variés. Cet éclectisme musical entraîne une ambiance décontractée et très festive, le public hystérique apprécie le show, se trémousse, hurle et chante. En milieu de set le trompettiste jamaïcain Tan Tan rejoint Kitty, Daisy & Lewis sur...

The Struts @ Théâtre Fairmont (Montréal)...

28 novembre 15 – Ce samedi soir, entre le froid et le Black Friday, entre les premiers partys de Noël et la fin de session, on se rencontre au théâtre Fairmont pour accueillir pour la première fois en sol montréalais la formation de glam-rock The Struts (la version britannique des Cheap Thrills chez nous!). Un groupe dont on entend le nouveau nom ici et là, parfois à la radio, parfois aux dires des gens « branchés » et à l’afflue des nouvelles découvertes du moment. La salle modestement garnie accueille premièrement un groupe de musique indie de Montréal du nom de John Jacob Magistery qui réchauffe l’audience avec des compositions généralement longues et complexes, avec un son qui rappelle beaucoup des musiques assez actuelles comme celles de Arkell ou Mumford and Son. Le quatuor classique du chanteur-guitariste (motivé x1000!), bassiste, guitariste soliste et batteur sont accompagnés par une charmante violoniste-chanteuse-claviériste-mellotroniste qui ajoute une succulente note d’originalité au mélange. On enlève la batterie et quelques instruments pour laisser place au groupe de la soirée The Struts. Accueillant quatre musiciens colorés et excentriques, dont un chanteur qui ressemble à un croisement entre Steven Tyler d’Aerosmith et de Joan Jett, vêtu d’un chandail de paillette éblouissant la salle, le théâtre Fairmont se transforme rapidement en party de sexe drogue et Rock N Roll! Avec un répertoire assez mince, se résumant à un démo et de quelques compositions inconnues, le concert se déroule assez vite. Les pièces les populaires du groupe Could Have Been Me et Kiss This arrivent rapidement au plaisir des connaisseurs. Au milieu du spectacle, le chanteur s’absente en coulisses un moment pour une petite pause. Un petit entracte de quelques minutes en compagnie des musiciens aux yeux pochés qui nous interprète un petit jam sympathique. Nous...